Il n'est plus interdit d'interdire !
10/11/2010 23:00 par sweet-cherry
Premières acrobaties aériennes pour Yves Rossy
Le pilote suisse Yves Rossy, dit "FusionMan" depuis qu'il a réussi en 2008 une traversée de la Manche avec une aile en carbone munie de quatre réacteurs fixée sur son dos, a réalisé vendredi un nouvel exploit en réussissant plusieurs loopings dans les airs.
Porté en montgolfière à une altitude de 2.400 mètres en 18 minutes, le Suisse s'est élancé vendredi matin, son aile sur le dos, au-dessus de la ville vaudoise de Bercher, explique-t-il dans un communiqué.

"Après quelques minutes de vol pour se stabiliser et attaquer l'angle de son looping de manière optimale", il a pu "effectuer deux rotations devant la montgolfière".
Pour ce nouvel exploit dans les airs, Yves Rossy, 51 ans, a choisi une aile plus petite de 2 mètres au lieu de 2,5 mètres et sans extrémités déployables, précise-t-il.

Ce nouveau prototype, conçu par le pilote en collaboration avec la société RUAG, possède, selon lui, "un meilleur profil aérodynamique et davantage de stabilité" qui lui ont permis de réaliser ses "premières acrobaties aériennes".
L'homme volant s'est dit enthousiasmé par cette nouvelle expérience.
"C'était fantastique! Le vol s'est bien passé, malgré un petit souci au démarrage de mes réacteurs. J'ai pu faire mes deux loopings et j'en suis super content!", s'est exclamé Yves Rossi, cité dans le communiqué.

Selon le journal suisse 20 minutes, le pilote a toutefois revu à la baisse ses premières ambitions de tourner autour de la montgolfière "pour des raisons techniques et de sécurité" et a finalement réalisé ses loopings à côté de l'engin avant de déployer un parachute pour atterrir en douceur.
En septembre 2008, "FusionMan", qui peut atteindre avec son aile les 200 km/h, s'était rendu célèbre en réalisant le premier vol d'un être humain ailé entre Calais (France) et Douvres (Angleterre). Il avait couvert les 35 km de distance entre les deux villes en une dizaine de minutes.

L'agression aurait pu mal tourner
Le pilote McLaren Jenson Button a été victime d’une attaque à main armée, ce weekend à Sao Paulo, alors qu’il se rendait à son hôtel en voiture, après avoir quitté le circuit.
La voiture de Button était conduite par un policier, qui n’a pas hésité a accéléré dans le trafic en se frayant un chemin, non sans dégâts collatéraux, pour échapper à l’assaut.
Finalement, personne n’aurait été blessé. L’équipe McLaren affirme que ses pilotes bénéficient de voitures blindées conduites par des policiers armés et entrainés.
Ce genre d’attaque n’est malheureusement pas rare à Sao Paulo, où la cible privilégiée des malfaiteurs sont les belles voitures ou les taxis en provenance de l’aéroport, avec, par conséquent, des personnes plus fortunées à bord.
Gaetan Vigneron, le commentateur F1 attitré de la RTBF, avait pu en faire l’expérience lors d’un précédent GP du Brésil. Pour une mallette, les malfaiteurs n’hésitent pas à pointer leur arme, et éventuellement à s’en servir.

Jenson Button a en tout cas eu une belle frayeur. Il était en compagnie de son père, de son physiothérapeute et de son manager.
Extraits du témoignage de Jenson Button :
"Nous revenions du circuit et nous étions en-dehors d’un bidonville, en roulant doucement sur une route encombrée. A ce moment-là, nous avons vu six hommes portant des mitraillettes qui ont commencé à courir vers nous (...) Heureusement, la Mercedes était vraiment solide, et nous avions un policier brésilien au volant. Si ça n’avait pas été le cas, ça aurait été une situation très compliquée".
"Le chauffeur de ma voiture a percuté environ cinq voitures. Quand j’ai vu l’arme, il a réagi instantanément. Ce n’est qu’à ce moment que j’ai vu qu’il y avait six hommes armés de mitraillettes. J’ai eu très peur, je suis heureux que ma petite amie ne soit pas pas avec nous, elle aurait été terrifiée. Je ne sais pas si ces hommes savaient qui ils menaçaient ou si c’était moi qu’ils visaient en particulier, » affirme Jenson Button."